Ce qui m'empêche d'être ne serait-ce que modérément optimiste est le fait que certains semble-t-il, n'ont une fois de plus manifestement pas compris le fait qu'ils étaient arrogants. Il existe dans les milieux, j'aimerais dire, et je dis: intellectuels (mais je pense aux milieux oraux) un préjugé favorable à l'égard de tout ce qui est exact comme les mathématiques, logique précis comme la physique, mais comme se dernier ne vas pas sans le premier : on a toujours raison...
Parmi les crimes contre l'esprit, on aime à ranger au nom des honorables crimes littéraires les moments où l'accusateur public est en fait l'accusé: les critiques. Soyons donc généreux. Quand on veut absolument donner de fausses indications, le lecteur finit par s'y habituer. Vous lisez ceci en trouvant ou peut être sans trouver où je veux en venir, sans cesse on nous torture l'esprit avec des contradictions ! Il faut au moins maintenir, au minimum, un code, une relation quelconque, mais universelle, entre les dires et la pensée.
Il aurait été, pour la raison, singulièrement naïf de s'attendre à voir des écrits mis en cause parce qu'ils manifestaient un sentiment de gêne ou de non approbation. Il y a déjà longtemps que le genre de "crime" qui peu être reproché est devenu particulièrement facile et gratuit, cette critique étant facile à apposer comme une étiquette a n'importe qui celà devient très divertissant pour certaines personnes : il est plus facile de critiqué se que son voisin fait plutôt que faire au moins se que son voisin fait. Ce ne sont pas, comme on pourrait le croire, les gens critiqués eux-mêmes qui ne sont pas "sérieux" mais les gens qui les critiquent. Tout le monde aura compris, je l'espère, que ce qui n'est pas sérieux est surtout le fait de critiquer des gens que leur influence ou leurs approximatives connaissances semblent avoir élevé une fois pour toutes au-dessus de la critique leurs idées et sont condamné pour celà.
Il est tout à fait vrai que l'on rencontre à chaque instant dans la littérature et probablement aussi dans la philosophie des questions que l'on ne parvient pas à décider, comme par exemple: une question est-elle ou non rhétorique? Une expression est-elle utilisée dans un sens littéral ou dans un sens figuré? Deux explications ont-elles ou non la même signification? Un mot est-il utilisé dans son sens courant ou dans un sens qui constitue sa connotation, son étymologie ou sa récapitulation de son histoire? Mais, à part le fait qu'il s'agit dans tous les cas de quelque chose que l'on ne parvient pas à décider, on se demande ce que l'incertitude dont il est question ici a à voir avec les critiques. Il est vrai que j'ai commencé a parler des victimes qui devenaient coupables comme les créateurs de critiques étaient plus coupables par leurs dires que les personnes qu'ils accusaient. Il s'agit, en effet, uniquement de notre incapacité à décider, et en aucune façon de l'incapacité, que l'on peut dans certains cas démontrer, pour un calcul existant de décider quelque chose, puisqu'il n'existe aucun calcul de ce genre. La vie étant faite de joie, peine, contentement, mécontentement, blanc, noir, et non pas de chiffres ou nombres aucun calcul ne saurait anticiper notre avenir.